Woluwe-Saint-Pierre

  • Av. Emile Vandervelde, près du Bld de la Woluwe, à hauteur de la promenade verte (juste avant le Kwak)
  • 11,4 km – Woluwé-Saint-Pierre / Woluwé-Saint-Lambert
  • Metro  Roodebeek / Tram 8  Woluwe Shopping / – Bus 29,42,55, arrêt  Roodebeek
  • Roodebeek

 

  • Mêlant cours d’eau et étangs, petits parcs, clos, un ancien trajet de chemin de fer et l’un des plus grands parcs de Bruxelles, cette promenade est certes diversifiée. Au passage, c’est dans l’un de ces parcs que les premières plaines de jeux destinées à accueillir les enfants défavorisés virent le jour, et les époux Mellaerts avaient au départ d’autres terrains que ceux des étangs très connus.
  • A mix of rivers and ponds, small parks, dead ends and passageways, an old railway line and one of the largest parks in Brussels, this walk is certainly diversified. By the way, it was in one of these parks that the first playgrounds for underprivileged children were built, and the Mellaerts couple originally had other grounds than the famous ponds of their name.

 

Après avoir emprunté un tronçon de la promenade verte, nous arrivons au

Le parc et le château Malou

(voir aussi promenade de Woluwe-Saint-Lambert) Ce parc de 8ha est établi sur le fond marécageux et les pentes du Struykbeek (affluent de la Woluwe); les premiers jardins furent probablement dessinés au début du 17ème siècle. Les propriétaires successifs ont fini par transformer ces jardins très structurés en un parc paysager. Construit en 1776 pour le négociant Lambert de Lamberts, le château Malou illustre l’architecture typique de style néoclassique des maisons de campagne de l’aristocratie du 18e siècle. Aux abords immédiats du château, on trouve de très vieux arbres: marronnier, catalpa, platane, liriodendron, liquidambar…

Promenade du chemin de fer

Comme son nom l’indique, la promenade était autrefois un trajet de chemin de fer, celui de la ligne 160 qui reliait Bruxelles (Quartier Léopold) à Tervueren. Elle part d’Auderghem (Beaulieu) et rejoint Stockel en suivant le même tracé que la Promenade Verte, offrant ainsi une promenade ininterrompue de 8 km aux piétons et cyclistes. Elle longe le parc de Woluwe et le parc des Sources sur le territoire de Woluwe-Saint-Pierre. Des ponts et passerelles ont été construits ou restaurés en divers endroits.

La promenade joue un rôle important pour la préservation de la biodiversité. Ses talus et ses bermes constituent un corridor écologique et permettent à la faune et à la flore de migrer.

La promenade continue à travers divers passages entre le Val des Seigneurs et la rue Konkel et les clos de ce quartier jusqu’à la rue au Bois, où nous passons par le

Parc Crousse

Le parc de la Villa Crousse, propriété communale d’un hectare située entre la rue au Bois (n° 11) et le Clos des Chats, accueille depuis longtemps le centre communautaire « Crousse ». Il se présente comme un très joli petit parc de type paysager et comprend quelques très beaux arbres, tels le chêne pédonculé (Quercus robur), l’érable (Acer saccharinum) et le tilleul (Tilia tomentosa cv.Pendula) argentés, le hêtre pleureur (Fagus sylvatica cv.Pendula).

En sortant du parc Crousse par le clos des chats, il n’y a qu’un pas jusqu’à

La Cité des Venelles

Conçue en 1974 par les architectes du groupe AUSIA, qui avaient déjà conçu, en 1969, les plans de la Cité de l’Amitié, le complexe compte 17 bâtiments totalisant ensemble 364 logements répartis sur 4ha, où s’étendait l’ancien terrain du club de football White Star. L’initiative de créer cet ensemble revient à la Commune : elle procure des logements en particulier aux jeunes couples mais aussi aux personnes âgées encore valides. Le terme venelle (petite rue étroite) reflète bien la conception entièrement piétonne de la cité. L’aménagement des lieux épouse le relief du terrain qui se prêtait à la mise en place de tout un réseau de piétonniers; le trafic est canalisé par deux routes donnant accès à des parkings enfouis aux sous-sols, reliés à la Cité par des ascenseurs publics (accès facile aux handicapés et voitures d’enfant). Les logements variés ont été conçus pour faciliter les échanges entre voisins, comme dans un village. La Cité des Venelles est aujourd’hui un quartier animé, doté d’une réelle vie.

Parc Parmentier

Le parc doit son nom à l’entrepreneur qui se voit confier la construction de l’avenue de Tervueren en 1895 à l’initiative de Léopold II. Edmond Parmentier se constitue une propriété à cet endroit et s’engage à l’aménager d’après un plan approuvé par l’architecte paysagiste Emile Lainé, celui-là même qui dessine les tracés des parcs voisins de Woluwe et des Etangs Mellaerts. De sa propriété, Parmentier domine les deux prestigieuses artères dont il a assuré le percement : l’avenue de Tervueren et le boulevard du Souverain.

Pendant la première guerre mondiale, les bâtiments du domaine accueilleront des combattants mutilés qui y réapprendront un métier compatible avec leur handicap. En 1919, l’Etat devient propriétaire des lieux et y construit un hôpital qui sera malheureusement ravagé par un incendie peu après. En 1933, le parc et les bâtiments épargnés seront mis à la disposition de l’abbé Edouard Froidure. Soucieux d’occuper les enfants des quartiers défavorisés de Bruxelles, l’abbé y crée les « Stations de plein air », les premières plaines de jeux bruxelloises. Elles y sont toujours aujourd’hui et occupent la partie haute du parc ; la partie basse, le long de l’avenue de Tervueren, fait partie des parcs publics de la Région bruxelloise gérés par Bruxelles Environnement.

Le parc des Etangs Mellaerts

Le parc des Etangs Mellaerts, du nom de l’ancien propriétaire du site, a été créé au début du 20ème siècle dans le sillage du parc de Woluwe. Même s’ils sont alimentés par de nombreuses sources, les deux étangs sont formés à l’origine par les eaux des anciens marécages de la Woluwe. Le plus grand des deux est dévolu aux loisirs nautiques (canotage et pédalo) pendant la belle saison tandis que le second est réservé à la pêche et à la promenade.

Les berges ont été refaites en pentes douces ; une configuration propice à l’enracinement des plantes, qui offre une meilleure résistance à l’érosion et facilite l’accès des animaux au plan d’eau. Les prairies et pelouses humides qui entourent les étangs développent un biotope végétal particulier, très attirant pour la vie animale.

Pour l’anecdote , le commerçant François Mellaerts et son épouse achètent un ensemble de prairies et terrains agricoles proches de la Woluwe en 1883, dans le cadre d’une vente publique. A la fin du 19e siècle, quand Edmond Parmentier est chargé de la construction de la future avenue de Tervueren qui se profile en bordure de la propriété Mellaerts; il signe une convention avec François Mellaerts qui octroie  à ce dernier un nouveau terrain avec deux étangs situés non loin de là, en échange de sa propriété qui allait être intégrée dans le périmètre du parc de Woluwe alors en phase de réalisation.

A une condition toutefois : qu’il préserve la vue sur les étangs que l’on peut avoir de l’avenue de Tervueren. De plus, si le site déjà aménagé par l’architecte paysagiste Lainé, est accessible au public, l’Etat s’engage à entretenir les étangs. Prenant la balle au bond, les époux Mellaerts ouvrent un restaurant et organisent sur le plus grand des deux plans d’eau une activité de canotage.

Le percement du boulevard du Souverain entre 1901 et 1910 séparera la propriété Mellaerts du parc de Woluwe qui avait constitué jusqu’alors un seul espace vert. Un siècle plus tard, rien n’a vraiment changé.

Parc de Woluwe

Elément majeur du maillage vert bruxellois, le parc de Woluwe fait aussi partie de la chaîne continue d’espaces verts qui longent la vallée de la Woluwe. C’est l’un des plus grands parcs de l’agglomération bruxelloise. Ses vallons et collines lui confèrent l’aspect paysager des jardins anglais, tout en donnant l’illusion de se confondre avec la nature environnante. Il doit aussi sa beauté à ses quatre étangs artificiels.

La création du parc de Woluwe est liée à l’organisation de l’Exposition universelle de 1897. Elle devait se tenir au Cinquantenaire, mais aussi dans le domaine royal de Tervueren où le roi Léopold II voulait établir l’immense pavillon consacré au Congo et devenu aujourd’hui le Musée royal de l’Afrique centrale. Pour relier les deux pôles de l’Exposition, d’importants travaux d’infrastructures doivent être réalisés : construire la grande avenue de Tervueren ; modifier le tracé de la ligne ferroviaire Bruxelles-Tervueren  à hauteur de Woluwe ; mettre en service les premiers trams ; détourner et voûter une partie du cours de la Woluwe et créer une autre grande artère qui, de l’avenue Louise, permettrait aussi de rejoindre Tervueren : le futur boulevard du Souverain.

Comme toujours dans ses visions urbanistiques, Léopold II veut créer un immense parc le long de la nouvelle avenue pour la rendre plus belle, plus attrayante, plus verdoyante et y attirer la bourgeoisie de l’époque. Le site choisi comporte une zone boisée sur les hauteurs, un vestige du Mesdaelbosch, des terrains agricoles et des fonds humides.

Le Roi optera pour le projet d’aménagement de l’architecte paysagiste français Emile Lainé. D’un terrain relativement plat et sans accent, il va, grâce à d’importants travaux de terrassement, concevoir un ensemble paysager vallonné (les terres excavées pour creusement des étangs serviront à élever le talus du nouveau tracé du chemin de fer et à modeler le relief), articulé autour de longs chemins sinueux et ponctués de vastes plans d’eau et de bouquets d’arbres. Les travaux auront duré trois ans (1896-1899).

En 1909, quelques mois avant la mort de Léopold II, le parc fait partie de la Donation Royale à l’Etat belge. Classé comme site en 1972, il appartient aujourd’hui à la Région bruxelloise qui en assure la gestion et l’entretien.

Parc des Sources

Le parc des Sources (4,5 ha) doit son nom aux nombreuses sources qui alimentent son étang. Ancienne propriété Solvay, ce parc est créé vers le début du XXe siècle dans le fond marécageux de la vallée de la Woluwe. L’étang y est creusé entre 1914 et 1918. A la mort de Louis Solvay, en 1964, une partie du parc est rachetée par la commune pour devenir parc public.

Conçu comme parc paysager anglais, on peut encore observer de jolies rocailles et ponts romantiques. L’ancien potager est devenu l’actuel jardin biologique. L’étang est peuplé de nénuphars jaunes et autres hydrophytes submergés. Ses berges sont partiellement colonisées par une végétation semi-aquatique à iris jaune ou des marais et à cirse maraîcher.

Le parc est classé aujourd’hui comme espace semi-naturel étant donné sa haute valeur biologique.

 

Fiche:

Details_Balade_WSP

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